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Centre d'Économie de la Sorbonne

Centre d'Économie de la Sorbonne [CES] » ECOPO _activite-scientifique

 

SEMINAIRES DE RECHERCHE DE L'AXE ECONOMIE ET SOCIETE

   


Ces séminaires bénéficient du soutien de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne 

 

La vie scientifique de l'axe continuera à s'organiser autour des six grands séminaires existants, reposant principalement (voire presqu'exclusivement pour certains) sur des intervenants extérieurs :

·         Le Séminaire d'Economie des Institutions (SEI) ; commun avec l'axe Politiques Publiques, il se déroule une à deux fois par mois, et accueille aussi des intervenants internes (notamment des doctorants des deux axes) ;

·         Les Journées Travail, Emploi, Protection Sociale (TEMPS) ; ces journées (ou demi-journées) se déroulent trois à quatre fois par an autour d'un thème, et reposent avant tout sur des contributions extérieures, et notamment souvent de collègues étrangers.

·         Le séminaire Capitalisme cognitif ; l'objectif du séminaire est de nourrir une réflexion critique sur les mutations du capitalisme contemporain appréhendées à partir de la place centrale de la connaissance dans la dynamique de la production, de la valorisation des capitaux et des formes de la propriété. Il se déroule une fois par mois, et accueille un grand nombre d'intervenants étrangers.

·         Le séminaire Cercle d’Épistémologie Économique, créé en 1988, est consacré aux fondements théoriques, philosophiques et épistémologiques de la théorie économique récente. Il accueille aussi un grand nombre d'intervenants étrangers.

·         Le séminaire Economie politiquese tient quatre fois par an ; il se propose de faire vivre le pluralisme en économie. Il est coorganisé avec le CEPN (Paris-Nord), EconomiX (Paris-Nanterre), l'IRISSO (Paris-Dauphine), le LADYSS (Paris-Nanterre), le LED (Paris 8), et le PHARE (Paris 1).

·         -Le séminaire "Economie Politique du Changement Institutionnel" s'inscrit dans le champ de la "political economy" au sens anglo-saxon du terme, qui vise à modéliser et mesurer les facteurs et les conséquences des changements institutionnels. Il se tient une fois par mois, et accueille presqu'exclusivement des chercheurs extérieurs, majoritairement des étrangers.

 

D'autres séminaires s'organisent autour de thématiques plus précises et/ou sont principalement internes (même si des intervenants externes peuvent intervenir de façon ponctuelle). Ainsi se tient tous les deux mois un séminaire sur "Ces biens qui ne sont pas privés", où sont analysés le rôle de l’État à propos des biens publics purs, mixtes, des biens sous tutelle, les professions réglementées... Le "Séminaire Thurston" s'organise deux fois par an (sur deux jours à chaque fois) autour de la rencontre de chercheurs et de doctorants inter-écoles doctorales d’économie de Paris 1 et de Nice sur les rapports entre économie et psychologie, dans une optique d'épistémologie et d'histoire de la pensée.  

 

Journées saisonnières d'Economie et Sociétés

3 journées par an à la MSE - Journées d'étude
coordination :  Coralie Perez et Stéphanie Laguérodie

 

Cercle d'Epistémologie de l'Economie

Le jeudi entre 18h et 20h
Annie L. CotJérôme Lallement

 

Séminaire Economie des Institutions - SEI

le jeudi de 12h30 à 13h30 - Séminaire interne
Melina Spach et Charlotte Levionnois

 

Séminaire Travail et Economie Politique (STEP)

1 ou 2 fois par mois, le jeudi de 12h30 à 14h00
Corinne Perraudin et Malo Mofakhomi

 

 

 

Son projet de recherche

 

Le projet scientifique s'articule autour de quatre grandes thématiques. 

Travail et relations professionnelles (labour and industrial relations).

Les projets de recherche menés dans cette thématique combinent des travaux à la fois théoriques  et empiriques (dont certains comparatifs). Sur le volet théorique, les travaux questionneront la conceptualisation de la relation de travail dans sa nature et ses transformations, notamment en regard des nouvelles formes de mise au travail. Dans un contexte de retour en force du travail indépendant, quelle pertinence du modèle principal-agent pour penser la relation de travail, dans sa forme subordonnée comme dans sa forme indépendante ? Quelles conséquences les processus d’extériorisation de la main d’œuvre ont-ils sur la relation de travail ? Le recours à la sous-traitance, par exemple, constitue une mise au travail, sans responsabilité juridique de l’emploi, qui appelle à repenser les frontières traditionnelles de l’entreprise et, par suite, celles de la relation de travail.

En lien avec ces questionnements théoriques, le volet empirique déploiera des travaux quantitatifs et qualitatifs sur les pratiques des entreprises françaises en matière de gestion de la main-d’œuvre (formes de mobilisation du travail, politiques de rémunérations, de formation et d’égalité professionnelle) dans leurs liens avec l’environnement institutionnel (système de relations professionnelles notamment) et le contexte macroéconomique (financiarisation et crise). Comment caractériser et expliquer l’hétérogénéité des choix opérés par les entreprises, en tenant compte des influences externes à l’entreprise mais également des relations professionnelles dans l’entreprise ? On s’interrogera également sur leurs conséquences en matière de conditions de travail et de santé au travail. Par exemple, quelles sont les conséquences du recours à la sous-traitance et, plus généralement, à l’extériorisation de la main-d’œuvre sur les conditions de travail (pénibilités physiques, intensification, risques psycho-sociaux) ? Quel impact des restructurations permanentes ?

Enfin, des travaux comparatifs seront menés, à l’échelle européenne, sur la productivité du travail ainsi que sur la qualité de l’emploi notamment dans ses liens avec l’innovation. Sur la base de données d’entreprises, on cherchera à mesurer les différences d’évolution de la qualité de l’emploi entre les entreprises innovantes et les autres : l’innovation conduit-elle réellement à des emplois de meilleure qualité ? Sur la base d’études de cas d’entreprises, on analysera la double relation entre qualité de l’emploi et innovation : un environnement de travail de qualité favorise-t-il l’innovation ? Et à l’inverse l’innovation conduit-elle à une amélioration des conditions d’emploi et de travail ? Peut-on identifier dans les pratiques des entreprises des leviers favorisant un cercle vertueux entre qualité de l’emploi et innovation ? En matière de productivité du travail, on s’interrogera sur le ralentissement constaté depuis 2007 dans la plupart des pays de l'OCDE : va-t-on durablement vers de faibles gains de productivité du fait de la nature du progrès technique, voire des transformations du marché du travail et du développement de contrats courts ? Ou s'agit-il d'un ralentissement transitoire lié aux comportements de rétention de main d'œuvre des entreprises pendant la crise ?

Politiques sociales, politiques de l'emploi (social policies and labour market policies)

Les projets de recherches renvoient à des travaux théoriques et empiriques portant soit spécifiquement sur les politiques sociales, ou sur les politiques de l’emploi, soit sur leur interaction. A côté de réflexions globales sur l’économie du welfare state et son évolution dans le cadre d’une économie fondée sur la connaissance, d’autres travaux traiteront d’aspects particuliers des politiques sociales. Certains travaux théoriques exploreront les liens entre les politiques sociales et la financiarisation de l’économie, leur rôle dans la régulation économique, et la manière dont les entreprises peuvent s’appuyer sur ces politiques dans leur gestion des ressources humaines. D’autres étudieront l’évolution des politiques de santé publique, en particulier en France et aux Etats-Unis. A côté de ces travaux théoriques, des études empiriques, s’appuyant sur des méthodologies variées (microsimulation, analyses statistiques et économétrie) porteront sur l’évaluation des transferts sociaux et fiscaux. A l’articulation des politiques sociales et des politiques de l’emploi, d’autres travaux empiriques, quantitatifs ou qualitatifs, s’interrogeront sur les l’insertion et les trajectoires professionnelle des bénéficiaires de minima sociaux.

Côté politiques de l’emploi, les travaux théoriques porteront sur les effets de la protection de l’emploi et la pertinence de la flexicurité dans le contexte d’une précarité croissante mais aussi sur le rôle des politiques de formation dans l’emploi. Les travaux empiriques seront pour l’essentiel axés sur des comparaisons internationales des transformations des modèles nationaux de protection de l’emploi et des dispositifs de formation dans l’emploi et leur influence sur les trajectoires professionnelles.

Dynamique et mutations du capitalisme (dynamics and structural changes of capitalism)

Les projets s'organisent autour de quatre sous-thématiques. La première concerne l'étude de la dynamique macroéconomique dans une perspective post-keynésienne, qui vise notamment à montrer comment la prise en compte d’un effet « supermultiplicateur » permet de restaurer la cohérence de l’analyse keynésienne sur le long terme. La deuxième thématique s'inscrit dans la problématique du capitalisme cognitif appréhendé comme nouvelle étape du capitalisme, plus précisément comme "nouveau système historique d'accumulation". D'inspiration régulationniste, cette approche traite particulièrement des mutations du capitalisme dans son ensemble, en lien avec l'émergence de l'économie fondée sur la connaissance. De ce point de vue, on s'interroge sur l'influence que la connaissance exerce sur les transformations du rapport capital/travail, sur les modèles productifs et sur les systèmes de protection sociale. Certains domaines cruciaux dans le cadre de cette problématique font l'objet de travaux spécifiques : les politiques sociales et la question du revenu social garanti, la fiscalité, les nouveaux "communs" de l'information et de la connaissance.

La troisième thématique est centrée sur l'analyse théorique et empirique des crises et du développement. Les liens entre monnaie et finances, entre dépenses militaires et crises sont plus particulièrement considérés. On s'intéresse également, à partir d'exemples nationaux (Chine) à la question de l'accès à la terre, au régime foncier et aux facteurs de blocage interne du développement. Enfin, un certain nombre de recherches portent plus particulièrement sur l'évolution de certains secteurs (notamment les transports), et l'approche institutionnaliste de l'impôt et des finances publiques, notamment à partir de la question de l'évitement.

Epistémologie et histoire de la pensée économique contemporaine (epistemology and history of comtemporary economic thought)

Enfin, la quatrième série de projets porte sur l'évolution de la science économique à la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle. Un premier volet historiographique est consacré à la pensée macro-économique depuis la Théorie Générale (à la suite du colloque organisé en décembre 2011), avec, en particulier un colloque en 2016 sur l’économie d’Edmond Malinvaud, entre théorie et politique économique. Un deuxième volet est consacré aux nouvelles directions de la recherche économique depuis le tournant empirique, en particulier la neuro-économie et l’économie expérimentale. Un troisième volet s'intéresse à l’histoire et à l’épistémologie de l’économie du travail, à partir d’une approche articulant histoire de la pensée et sociologie historique de la discipline économique. Un travail de recherche comparera les politiques et des débats sur le salaire minimum, depuis la fin du XIXème siècle aux Etats-Unis, en France et au Royaume-Uni. Dans le même esprit, un travail réalisé en collaboration avec des chercheurs de l’Université de Lausanne, concerne les débats sur les discriminations salariales, plus particulièrement entre hommes et femmes. Ces contributions à l’histoire de l’économie du travail éclairent aussi la notion d'expertise économique (qui est aussi centrale dans les travaux sur l’économie d’Edmond Malinvaud) et ouvrent un nouveau domaine d’investigation transversal au sein de l’axe. Enfin, un quatrième volet s’intéresse aux ‘‘biens qui ne sont pas privés’’. A côté des biens privés produits par le marché, les biens collectifs purs et les biens sous tutelle mettent en évidence les défaillances du marché et une possible contradiction entre la souveraineté du consommateur et l’intervention de l’Etat pour imposer des choix (professions réglementées, merit wants…). Cette recherche tend à faire émerger une conception non individualiste et non contractualiste de l’Etat.

 

Toutes les recherches de cette thématique ont en commun, la question du rapport de l’économie aux autres disciplines et une perspective philosophique et épistémologique continue d'être explorée systématiquement : dépassement de l’individualisme méthodologique, renouvellement des conceptions de l’égalité, et de la conception de l’Etat, rapport entre les représentations et les politiques mises en œuvre, rôle de l’expertise.

 

 

Centre d'Economie de la Sorbonne 
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