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Centre d'Économie de la Sorbonne

Centre d'Économie de la Sorbonne [CES] » EIMT_activite-scientifique

 

SEMINAIRES DE RECHERCHE DE L'AXE ECONOMIE INTERNATIONALE ET MARCHE DU TRAVAIL

   

 

Ces séminaires bénéficient du soutien de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne 

 

 International economics and labor markets 

2 fois par mois le lundi de 13h00 à 14h00 
Laurine Martinoty

 

 

Les chercheurs de l’axe co-organisent et participent activement à plusieurs séminaires au Centre d’Economie de la Sorbonne et à l’Ecole d’Economie de Paris, principalement le séminaire de commerce international (Paris 1- PSE - Sciences Po) qui a lieu les mardis de 14h00 à 16h30 le premier semestre à Sciences Po et le deuxième à la MSE, et le séminaire GSIE qui alterne le lundi de 12h00 à 13h00. Un séminaire interne sera également organisé pour la discussion des travaux en cours des membres de l’équipe.

 

 

Son projet de recherche

 

Les chercheurs de l’axe poursuivront leurs recherches en commerce international et du marché du travail, en initiant de nouveaux projets sur les thèmes suivants.

Ouverture commerciale, technologie importée et performance des entreprises exportatrices :

Les effets micro-économiques de l’ouverture commerciale sur la productivité des entreprises, l’adoption des technologies, la qualité des produits et leur performance à l’export et à l’import constituent une première direction de recherche.  L’objectif est de déterminer les mécanismes à travers lesquels la libéralisation du commerce international influence la performance des entreprises. L’ouverture commerciale permet aux entreprises d’élargir leurs parts de marché à l’étranger (« accès au marché ») et en même temps augmente la pression de la concurrence des produits importés dans le marché domestique (« concurrence étrangère »). La libéralisation commerciale permet également aux entreprises domestiques d’augmenter leur efficience par l’accès aux biens intermédiaires étrangers d’un coût plus faible ou bien d’une plus haute qualité (« bien intermédiaires importés »). Ces projets mettent en évidence le rôle de l’hétérogénéité des entreprises en étudiant leurs réponses face aux épisodes de libéralisation. Les études empiriques sont basées sur des techniques micro-économétriques et des données détaillées des entreprises.

Déterminants des élasticités du commerce

L'élasticité agrégée du commerce est un élément central dans l'évaluation des gains au commerce international. En collaboration avec Thierry Mayer (Sciences Po) et Mathias Thoenig (Université de Lausanne), il s’agit d’analyser les déterminants microéconomiques des élasticités macroéconomiques du commerce. La méthode micro-onde utilise deux bases de données des exportateurs français et chinois, afin d’estimer les composantes de demande et d'offre de l'élasticité agrégée. Lorsqu'on s'éloigne de l'hypothèse de Pareto sur l'hétérogénéité des entreprises, le paramètre de demande qui gouverne l'élasticité du commerce est importante pour expliquer la réaction des exportations bilatérales aux variations des coûts de commerce. Dans ce cas, l'élasticité du commerce n'est plus constante et varie entre les pays de destination. Un projet lié au précédent a comme objectif de relier des questions microénomiques sur la qualité des biens aux questions macroéconomiques sur les déterminants de l'élasticité au taux de change réel. Dans les deux cas, les données microéconomiques sont une clé importante de la quantification des élasticités agrégées qui ne sont pas constantes.

Allocation des ressources et efficacité économique

Les firmes sont hétérogènes et la capacité d’une économie à réorienter les ressources en permanence vers les firmes les plus efficaces est une composante importante des gains de productivité. Cette capacité peut être évaluée en s’intéressant à la covariance entre taille et productivité des firmes, informant sur l’écart de productivité agrégée par rapport à une situation de distribution aléatoire des ressources entre les entreprises. Alternativement, on peut évaluer pour chaque entreprise la distance par rapport à l’optimisation (égalité du prix des inputs et de leur productivité en valeur). Les écarts observés, positifs ou négatifs, renseignent sur les écarts à la taille optimale des entreprises et conditionnent la productivité agrégée. Cette direction de recherche engagée en collaboration avec Gianluca Santoni (CEPII) et Chiara Tomasi (Università di Trento) contribue à l’économie géographique (les localisations agglomérées ont des écarts réduits par rapport à l’optimisation), tout comme à l’analyse des performances commerciales (relation entre qualité de l’optimisation et compétitivité). Ce projet s’appuie sur les données de liasse fiscale et les données de douane pour les entreprises françaises.

Comportement à l’exportation des firmes multi-produits

La littérature a pendant longtemps considéré l’exportation comme étant le fait d’une firme représentative mono-produit. Les évolutions récentes portent sur la modélisation de firmes hétérogènes et multi-produits. Le portefeuille de produits dépend bien entendu de la productivité des firmes, donc de leur taille. Les firmes les plus productives exportent plus de produits et vers des destinations plus lointaines. Ces éléments impactent l’élasticité prix du commerce, et nous avons déjà montré le rôle des effets de composition dans un article récent. La question suivante concerne l’ordonnancement des produits, et leur éventuelle complémentarité, au sein des vecteurs de produits exportés sur chaque destination par chaque firme, et la dynamique de cet ordonnancement. Ce travail en collaboration avec Angelo secchi (PjSE) et Chiuara Tomasi (Università di Trento) s’appuie sur des données douanières françaises et italiennes.

Facilitation des échanges

La conférence ministérielle de Bali avait mis en avant la facilitation des échanges comme accord facilement atteignable dans le cadre du cycle actuel de négociations l’OMC. L’OCDE a collecté des informations pour un grand nombre de pays et de dimension de la facilitation des échanges permettant d’engager des travaux originaux, en collaboration avec Gianluca Orefice et Jean Fouré (CEPII). Une première direction concerne la réduction des coûts de transaction du commerce et son impact sur les échanges et le bien-être. Cela passe par une réduction des coûts iceberg au commerce, moyennant un investissement dans la production d’un bien public par l’administration douanière des pays concernés, lequel détourne en équilibre général les ressources d’autres emplois. Les estimations de coût iceberg sont calibrées sur les résultats récents de la littérature économétrique, et les effets de réallocation des ressources et de réduction des coûts aux échanges modélisés en équilibre général calculable (modèle MIRAGE). Une deuxième direction de recherche, plus microéconomique, s’intéresse à l’impact différencié pour des firmes hétérogènes exportant vers les pays s’engageant dans la facilitation. La méthodologie se rapproche de celle utilisée dans un article publié récemment sur les normes sanitaires restrictives sur les exportations de firmes hétérogènes. Nous combinons les données des douanes françaises avec notamment les données collectées par l’OCDE.

Géographie de l’innovation pendant la révolution industrielle

Ce thème est développé en collaboration avec Alessandro Nuvolari de l'École Supérieure Sant’Anna de Pise, Italie. Nous essayons d’offrir une nouvelle évaluation de la géographie des activités inventives en Angleterre pendant la révolution industrielle. Plus particulièrement, nous proposons une reconstruction descriptive des structures spatiales suivies par les inventeurs dans les différentes industries ainsi qu’une évaluation des facteurs qui façonnent leur localisation. L’utilisation d’une riche base de données regroupant l’ensemble des brevets britanniques entre 1617 et 1850 nous permet d’examiner la répartition spatiale de ces derniers. Nous appliquons le modèle de localisation et la méthode d’estimation associée développés par Bottazzi et Gragnolati (2015) pour mettre en évidence les déterminants de la distribution spatiale des inventeurs de brevets. Grâce à cette approche, il est possible de mieux appréhender et mesurer le rôle joué par les externalités de connaissance localisées agissant à l’intérieur de chaque secteur, par rapport à d’autres déterminantes traditionnelles de localisation.

Innovation et immigration pendant la révolution industrielle

Ce thème est développé en collaboration avec Hillel Rapoport (PjSE). Nous voulons évaluer si l’immigration vers la Grande-Bretagne a joué un rôle de promotion de l’innovation pendant la révolution industrielle anglaise. En particulier, on s’intéresse à trois questions complémentaires. Premièrement, nous voulons vérifier si la qualité des innovations réalisées par les inventeurs de descendance non anglaise est statistiquement différente par rapport à la qualité des inventions réalisées par des inventeurs de descendance anglaise. Deuxième, nous voulons vérifier si les inventeurs de descendance non anglaise étaient plus engagés que les autres dans certaines industries, ayant ainsi une contribution particulièrement élevée à l’innovation dans ces industries. Troisièmement, nous voulons vérifier si le degré de diversité ethnique au niveau des contés a joué un rôle dans la détermination de la localisation des inventeurs. Pour développer ce thème on utilise les données de brevets.

Discrimination ethnique : discrimination par les goûts vs discrimination Statistique

Ce projet avec Roland Rathelot (University of Warwick) porte sur la discrimination ethnique à l’encontre des propriétaires sur un marché online de locations d’appartements entre particuliers (Airbnb). Spécifiquement, notre recherche a pour but d’analyser dans quelle mesure les minorités ethniques sont discriminés sur ce marché et de distinguer entre les deux sources de discrimination : la discrimination statistique qui est le résultat d’informations imparfaites (Phelps, 1972 ; Arrow, 1973 ; Aigner and Cain, 1977 ; Charles and Guryan, 2011) et la discrimination par les goûts qui découle de l’existence de préférences ethniques (Becker, 1957). Puisque la discrimination statistique repose sur les imperfections d’informations concernant la qualité du bien proposé, des informations supplémentaires devraient réduire le différentiel de prix entre ceux issus de la majorité et ceux de la minorité. Sur le marché que nous étudions, les nouveaux loueurs renseignent sur les caractéristiques de leurs propres biens. Ensuite, les locataires qui ont séjourné dans un appartement peuvent y laisser une évaluation quantitative (score) et qualitative (commentaires) sur l’appartement. Notre stratégie est de construire un modèle théorique pour lequel la qualité des biens n’est pas entièrement observée. Ainsi, pour un bien sans évaluation, les potentiels locataires peuvent uniquement déduire la qualité inobservable du bien en utilisant l’ethnicité du loueur. Pour un bien qui aurait déjà été évalué, les locataires intéressés par ce bien réunissent les informations disponibles à partir des évaluations des précédents locataires et de l’ethnicité du loueur. Ainsi, si la discrimination avérée provient des préférences ethniques (‘taste-based’), la désutilité perdure et le prix fixé ne devrait pas varier avec le nombre d’évaluations. En cas de discrimination statistique, le différentiel de prix devrait diminuer avec le nombre d’évaluations et ainsi tendre vers zéro.

Discrimination à l’encontre des minorités visibles et caractéristiques de l’employeur

Concernant la discrimination, un certain nombre de testings ont déjà été mis en œuvre, notamment sur le marché du travail français (Duguet, Leandri, L'Horty and Petit (2010), Cediey and Foroni (2006), Edo and Jacquemet (2014)). Ces recherches montrent que les actifs d’origine africaine et maghrébine ont une probabilité plus faible de recevoir un entretien d’embauche, toutes choses égales par ailleurs.  Mais elles reposent sur un échantillon relativement faible. Avec Mirna Safi (Sciences-Po) et Roland Rathelot (Warwick), nous avons un projet de testing de grande ampleur à l’encontre des minorités visibles. Pour se démarquer des autres études et rendre notre recherche particulièrement attractive et ambitieuse, nous proposerons deux nouveautés. Premièrement, nous utiliserons les plateformes de recrutement online pour constituer un échantillon à grande échelle. Spécifiquement, nous mettrons au point un robot permettant d’apparier les CVs et les lettres de motivation aux emplois offerts sur ces sites. Deuxièmement, nous exploiterons la base DADS (Déclaration Annuelle des Données Sociales) des employeurs dans le but de récupérer des informations propres à chaque entreprise à partir du numéro SIREN (Système d’Identification du Répertoire des Entreprises) de chaque employeur. Par exemple, il serait intéressant d’étudier selon quels critères de l'établissement employeur les résultats obtenus varient : par exemple le secteur d’activité, ancienneté (date de création de la firme), taille (effectif de l’établissement), lieu d’implantation, proportion de femmes salariés, chiffre d’affaires, présence internationale, etc…

Effet des ‘Spillovers’ intellectuels sur la croissance locale

Dans un projet en collaboration avec Etienne Wasmer (Sciences-Po) et Olivier Gergaud (KEDGE), nous souhaitons étudier l’effet des ‘spillovers’ intellectuels au sein de chaque grande agglomération et de son influence sur la croissance de la région associée. Cette recherche s’inscrit dans la littérature des économies d’agglomération et des effets de clustering. Notre point de départ est l’article de Borowiecki (2013) qui étudie l’effet de la concentration géographique sur la productivité des compositeurs de musique classique nés entre 1750 et 1899. Il utilise la distance géographique du lieu de naissance au cluster comme instrument pour estimer l’impact sur la productivité de résider ou non dans un cluster. Ses résultats montrent que les compositeurs ont créé environ une œuvre influente supplémentaire tous les 3 ans pendant leur résidence dans un cluster. Contrairement à son article de recherche, nous prévoyons de nous consacrer à tous les individus réputés les plus influents dans l'histoire de l'humanité. Ainsi, nous venons de collecter une liste de 2 millions d’individus (décédées ou encore vivantes) qui rassemblent des peintres, des scientifiques, des artistes, des sportifs des politiciens, etc… Pour accéder aux informations personnelles de ces notables, nous allons récupérer leurs pages Wikipedia associées. Sur ces pages, plusieurs informations primordiales à notre projet sont fournies : lieux de naissance et décès, dates de naissance et décès et des facteurs quantitatifs permettant de contrôler de l’importance des individus et de leur notoriété : nombre de mots contenus sur la page, nombre de langues pour lesquelles la page est traduite, nombre d’œuvres/découvertes influentes, nombre de citations, de références bibliographiques, médailles/prix,…Pour identifier les ‘spillover effects’ intellectuels, nous avons besoin de connaitre où ces individus ont résidé pendant leur enfance, leurs études, leur carrière. Nous allons ainsi construire le parcours géographique de l’individu tout au long de sa vie en associant les villes mentionnées dans le texte de chaque page Wikipedia aux dates.

Impact de la distribution des revenus sur les flux de commerce internationaux

L’objectif de ce projet de recherche développé en partenariat avec Florian Mayneris (Université Catholique de Louvain) et Mathieu Parenti (Université Libre de Bruxelles) est de considérer deux possibles impacts de la structure de la demande agrégée (distribution autour du revenu moyen) sur les flux commerciaux. Le premier projet porte sur l’étude de l’influence de la distribution des revenus au sein du pays d’origine sur la qualité moyenne des produits exportés ; il comporte un modèle théorique et un exercice empirique sur données européennes. Le second projet a pour but d’étudier théoriquement et empiriquement l’influence de la distribution des revenus au sein des marchés à l’export sur la composition du panier d’exportations de firmes multi-produits (multi-variétés/multi-qualités).

Impact de la libéralisation des flux commerciaux sur la croissance de long-terme en présence de mark-ups variables

L’impact du commerce sur l’innovation et la croissance de long terme est habituellement modélisé à travers un effet positif de taille de marché sur les profits attendus d’entreprises investissant en R&D (marge extensive). Les modèles de croissance actuels ne permettent pas de rendre compte de la variabilité des mark-ups, i.e. de prendre en compte un éventuel « effet prix » d’une ouverture au commerce sur les profits attendus (marge intensive). L’objectif de ce projet de recherche développé en partenariat avec Mathieu Parenti (Université Libre de Bruxelles) et Raouf Boucekkine (Université d’Aix-Marseille) est de proposer un cadre théorique simple permettant d’étudier l’impact de l’ouverture au commerce sur la croissance de long terme lorsque les mark-ups sont endogènes, et varient donc en fonction de la taille du marché.

Rôle et utilisation de réseaux sociaux pour la recherche d’emploi et effets sur le marché du travail

Ce projet de recherche combine l'analyse économique des réseaux sociaux et les modèles de marchés avec frictions utilisés dans la littérature sur le travail. Bien que très complémentaires, jusqu'à présent ces deux approches ont évolué indépendamment. L’étude de la transmission d’informations sur les offres d'emploi dans les réseaux sociaux des travailleurs fournit des micro-fondations aux frictions sur le marché qui peuvent générer des inefficacités et empêcher l'équilibre Walrasien. De plus, la choix d’utilisation des réseaux sociaux dépend des conditions du marché de travail ; étudier ce choix est important car il peut affecter qui s’assortit avec qui, et donc les propriétés de statique comparative des équilibres. Dans cette recherche actuelle, on développe un modèle dynamique du marché du travail avec salaires endogènes et avec un choix d’utilisation des références (referrals) tant par les entreprises que par les travailleurs. Cela permettra de comprendre la relation entre salaire, utilisation des réseaux et création d’emploi, et comme ces relations changent avec les conditions du marché du travail. Donc l'ampleur des frictions dépend des conditions du marché et que différents travailleurs peuvent être affectés différemment lorsqu'ils sont frappés par le même choc économique.

Interactions Sociales, relations interraciales et inégalité

L’appariement des individus à l’occasion du mariage est un facteur clé pour expliquer l'inégalité des revenus. Une caractéristique importante prise en compte par les individus est la race. Par exemple, seulement 2,1% des couples récemment mariés, âgés entre 23 et 50 en 2009 aux Etats-Unis, sont entre noirs et blancs. Une interprétation potentielle de cette absence relative de mariage interracial est le manque d'intégration sociale et la ségrégation résidentielle et économique. Des interactions sociales limitées peuvent à la fois de prévenir les opportunités de rencontre qui conduisent à des relations sentimentales ainsi que d'encourager la stigmatisation et la discrimination. Dans ces recherches, en collaboration avec Max Steinhardt (Hambourg) et Liam Wren-Lewis (PSE), nous étudions un facteur potentiellement important expliquant la fréquence des relations interraciales : la composition raciale des écoles secondaires aux EEUU. En particulier, nous explorons si une variation plausiblement exogène dans le groupe de pairs dans l'école d'un étudiant influe sur les relations sentimentales qu'il entreprenne quand il sera adulte. Analyser les impacts des cohortes scolaires nous permet de tirer des conclusions importantes à des facteurs plus profonds qui se cachent derrière la variation dans les relations adultes. En outre, la composition de la cohorte scolaire est fréquemment une politique sauvant utilisé pour augmenter l'intégration raciale. Nos recherches peuvent donc fournir une quantification des effets de ces politiques.

Analyse théorique des interactions sociales endogènes

Les réseaux sociaux affectent les comportements des agents économiques dans beaucoup des situations. En même temps, ces interactions sociales sont elles-mêmes endogènes. Il est donc très important de comprendre l’interaction entre la formation des réseaux sociaux et les actions que les agents choisissent. S’il existe dans la littérature des contributions étudiant ce problème pour certains types de interactions stratégiques entre voisins, notamment la substituabilité complète ou bien la complémentarité entre ces actions, il n’y a pas encore une théorie générale de la formation stratégique des réseaux pour tous les types d’interactions sociales. L’objet de ce projet est de développer un modèle dans lequel les agents choisissent à la fois leur production et avec qui partager ces investissements. Cela pourrait fournir un cadre permettant de comprendre quand l’endogéneité des interactions sociales pose des problèmes dans l’analyse des effets des pairs.

Distribution des revenus et globalisation

Il s’agit dans ce projet d’étudier les mécanismes qui déterminent l'évolution de la distribution des revenus, notamment les effets de la globalisation, le changement technologique et la régulation financière. Les économistes acceptent en général un dégré d'inégalités afin de maintenir les incitations et l'effort des travailleurs. Est-ce que cette nécessité des incitations a changé avec la globalisation et si c'est le cas, pourquoi ? Une dimension importante du changement observé dans la distribution des revenus est la polarisation des emplois : les emplois au milieu de la distribution des salaires disparaissent et les emplois à bas et à haut salaire augmentent leur part dans l’emploi total.  Une telle « disparition de la classe moyenne » a des conséquences négatives pour la société et les institutions démocratiques. Des inégalités extrêmes peuvent en effet affecter le système politique. La libéralisation du commerce, et les gains associés, peuvent faire face à une opposition si ces gains ne sont pas distribués.  Il est donc important de savoir si la libéralisation a un impact sur les inégalités et si c'est le cas, par quels mécanismes.

Intégration spatiale et économique des immigrants et réfugiés

Face à l'arrivée actuelle de réfugiés en Europe, comment adapter les politiques du logement et de l’emploi pour faciliter leur intégration ? Jusqu’ici, le manque de données contenant à la fois des informations détaillées sur les origines des immigrés, leur localisation dans le pays d’accueil, et leur insertion sur le marché du travail, a constitué un frein à l’évaluation des politiques d’intégration. En France, l’accès récent à des données confidentielles du recensement et à des panels sur longue période permet de faire sauter ces verrous. Ces sources nous permettront de répondre à quatre questions : Quels sont les facteurs d’intégration dans l’espace et dans la sphère économique d’une ville ? Comment améliorer les politiques de logement afin de faciliter l’intégration des immigrés et des réfugiés ? Quels sont les liens entre intégration géographique et économique à l’échelle individuelle ? L’intégration spatiale et économique des réfugiés diffère-t-elle de celle des autres migrants ?

Evolutions des taux d’activité et d’emploi dans la ZE depuis la crise

 

Alors que le chômage réagit fortement au cycle économique, le taux d’activité était jusqu’à récemment considéré comme acyclique. Or, la crise, en raison de son ampleur, a affecté les taux d’activité de manière importante et parfois contradictoire entre pays. Aux États-Unis, le taux d’activité a baissé de 2,5 points depuis 2008 et se maintient à ce niveau depuis 2013 malgré la diminution du chômage. Au contraire, en Europe, les taux d’activité sont restés globalement inchangés ou ont même augmenté. Nous explorons les mécanismes expliquant cette divergence. Théoriquement, la crise a pu augmenter le nombre des « travailleurs découragés » : au lieu de subir un coût de recherche d’emploi élevé et infructueux, certains travailleurs se sont retirés du marché du travail. Mais elle a également augmenté le nombre des « travailleurs additionnels » avec un effet opposé sur le taux d’activité. Nous montrons pourquoi l’importance de ces deux effets a différé entre les Etats-Unis et la Z

 

 

 

 

 

 

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Horaires d'ouverture de la Maison des Sciences Economiques
Du lundi au vendredi : 07h30 à 22h00 - (19h00 à 21h00 ouverture sur badge)
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