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Centre d'Économie de la Sorbonne

Centre d'Économie de la Sorbonne [CES] » COMP_activite-scientifique

 

SEMINAIRES DE RECHERCHE DE L'AXE SCIENCES DU COMPORTEMENT

   

 

Ces séminaires bénéficient du soutien de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne 

 

 Les chercheurs de l’axe co-organisent les séminaires « Economie et Psychologie »

et « Economie politique du changement institutionnel » associés au Centre d’Economie de la Sorbonne et à l’Ecole d’Economie de Paris,

un groupe de travail sur la confiance (commun avec des équipes de l’Institut du Cerveau-Moelle et du Département d’Etude Cognitive de l’ENS.

 

Economie et Psychologie

Le séminaire a lieu un vendredi sur deux de 11h à 12h15
Fabrice Le Lec et Daniel Martin@univ-paris1.fr

 

 

Son projet de recherche

 

L’équipe s’intéresse à des enjeux transversaux pour l’étude des comportements et la participation de psychologues aux travaux de l’axe permet une hybridation entre deux disciplines qui opèrent à des niveaux d’explication différents.

 

La cognition dans la décision individuelle

Il est évident que la prise de décision est un processus cognitif qui nécessite des ressources et des compétences, mais contrairement à la psychologie qui s’intéresse depuis longtemps aux processus de prise de décision, l’économie comportementale ne s’y est intéressée que récemment. Par exemple, la pression temporelle exercée sur la prise de décision ou la complexité du problème de décision (comme par exemple la taille de l’ensemble de choix) contraint l’agent et le conduit à faire plus ou moins d’erreurs de décision. L’idée d’étudier explicitement les erreurs de décision en considérant, non qu’il s’agit d’erreurs aléatoires ou d’incohérences dans l’expression de ses préférences dénotant une plus ou moins grande rationalité, mais qu’au contraire elles résultent de contraintes, d’arbitrages temps/efficacité ou d’une surcharge cognitive, constitue un changement de paradigme profond. En psychologie de la perception, la modélisation des erreurs de décision est bien connue et validée empiriquement. Il est intéressant de juger de la pertinence d’appliquer des outils de la psychologie mathématique à des décisions économiques. Plusieurs projets d’économie expérimentale portent sur la pression temporelle et la surcharge cognitive engendrée par la complexité du problème de décision.

Le risque dans les décisions individuelles n’est donc plus simplement externe mais aussi interne. La confiance dans ses propres décisions est la traduction des croyances d’un agent sur ce risque interne. La qualité de ces jugements métacognitifs (sur-confiance, résolution) est variable selon les individus et les recherches actuelles en psychologie cherchent à identifier à quel point les processus métacognitifs sont génériques, c’est-à-dire indépendants de la modalité dans laquelle ils opèrent (e.g. : vision, audition, mémoire). Une question ouverte est de savoir si ces capacités métacognitives peuvent être entraînées. Une autre est de savoir comment la métacognition qui sert au sujet à contrôler et à guider son processus de décision interne influence les processus de traitement et d’acquisition d’information.

L’influence sociale sur les comportements

Pour intégrer le rôle du social dans les décisions individuelles, l’économie comportementale s’est tournée vers la psychologie sociale et a notamment intégré l’influence sociale sur le comportement à travers les questions d’identité sociale et de stéréotype. Mais, au-delà de l’évidence empirique, la modélisation mécanistique de la manière dont l’influence sociale affecte les comportements demeure largement inexplorée. Plusieurs chercheurs de l’axe sont actifs sur ces questions.

Un point crucial pour avancer sur ces questions est le problème de l’autoreprésentation du sujet. Pour expliquer l’effet de la « menace de stéréotype », des psychologues ont par exemple suggéré que l’origine en est une dissonance cognitive entre l’image portée par le stéréotype et la perception de soi, cette dissonance engendrant par la suite un besoin de reconstruction qui engage des ressources sur le contrôle au détriment de l’exécution, ce qui conduit à une baisse de performance (« autoréalisation » du stéréotype). Une première difficulté est de conceptualiser et de mesurer l’identité personnelle. Par ailleurs, quand cette identité personnelle porte sur des questions de performance, elle n’est pas sans lien avec la métacognition que le sujet peut avoir au sujet de ses performances.

Les institutions économiques peuvent rendre plus ou moins prégnantes ces influences sociales, voire les modifier. En particulier, les cadres organisationnels peuvent plus ou moins encourager différents types de comportement, notamment coopératifs. Les méthodes de communication managériales sont également une source d’influence.

Décisions collectives et comportements pro-sociaux

Les travaux de l’axe ne portent pas sur les seuls comportements individuels, mais aussi sur les comportements de décision collective et les comportements pro-sociaux.

Une première voie de recherche consiste à explorer la prise en compte de « motivations pro-sociales » dans les décisions collectives ou dans les décisions en situation d’interaction. En particulier, à partir d’un certain nombre de travaux empiriques tendant à réfuter l’hypothèse d’efficience des décisions prises dans les couples, un projet de recherche visant à développer, approfondir et tester des modèles économiques faisant intervenir des stéréotypes et des normes sociales de genre est en cours. Ces questions seront abordées au moyen de différents outils : la modélisation théorique, l’analyse empirique ou encore l’économie expérimentale. Dans un autre contexte, celui de l’échange d’informations entre agents dans un cadre d’interaction stratégique, les effets d’un engagement volontaire sous serment de ne pas mentir sont étudiés dans différents travaux en cours ou à venir.

 

Un domaine d’étude important des chercheurs de l’axe est celui de la perception et de l’aversion aux inégalités, ainsi que des préférences pour la redistribution. On sait que la disparité des politiques de réduction des inégalités et de protection de l’emploi entre les pays tient à des préférences pour la redistribution et des perceptions des inégalités différentes. Pour expliquer ces différences, une première voie consiste à identifier les caractéristiques socio-économiques et les perceptions individuelles qui, étant donnée la structure des inégalités, conduisent au niveau agrégé à la diversité des préférences pour la redistribution observée entre pays. Une seconde voie consiste à expliquer les différences en termes d’aversion aux inégalités par des différences individuelles en termes de perception des inégalités. On sait qu’il y a des inégalités considérées comme injustes, celles dues à la chance par exemple, et d’autres considérées comme justes, comme celles dues aux efforts individuels, mais la perception même de savoir si les inégalités sont justes ou injustes est hétérogène. Le sentiment de justice est subjectif et repose notamment sur la différence entre la perception de son propre effort et la perception de l'effort des autres. Suggéré par des travaux en psychologie-sociale, un défaut d’empathie induit par une trop grande distance sociale pourrait être la source de perceptions différentes. Des projets sont en cours sur ce thème.

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